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Université de Montréal  Station de biologie des Laurentides
 

Bâtiments

Vue de la StationVue aérienne des lacs de la Station de biologie des Laurentides.

Le campus de la Station de biologie des Laurentides est situé en plein cœur de la forêt laurentienne. Il est constitué de 9 bâtiments principaux et de 4 bâtiments secondaires (remises et garage). Ces bâtisses sont toutes situées à moins de 200 mètres l’une de l’autre. Le pavillon principal est celui de l’Hôtellerie et comprend la salle à manger, la cuisine, les chambres ainsi que l’atelier et le garage au sous-sol.

Voir la carte interactive des bâtiments (galerie de photos)

Informations techniques sur les bâtiments

Année de
construction
Nom Superficie en m2 Plan d’architecte
en PDF
1962 Pavillon Paul-Pirlot (laboratoire d’enseignement) 80 Étage 1
1963 Hôtellerie 311 Atelier et garage
Étage 1
1964 Chalet-dortoir 161 Étage 1
1964 Pavillon Jules-Brunel (laboratoire de recherche et d’enseignement) 89 Étage 1
1969 Pavillon des Cascades 32 Étage 1
1970 Maison du gardien 78 -
1973 Pavillon Étienne-Magnin (laboratoire de recherche) 173 Étage 1
Étage 2
1975 Pavillon Adrien-Robert (administration, salle informatique, salle de réunion, bibliothèque) 77 Sous-sol
Étage 1

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Textes sur les noms des pavillons

Étienne Magnin (1922-1990)

Né à Valloire (Haute-Savoie) en 1922, Etienne Magnin a d’abord entrepris des études théologiques, interrompues par la Grande Guerre et la Résistance, et terminées en 1945. Jusqu’en 1956, il est professeur de sciences naturelles et de mathématiques au Collège libre de St-Jean de Maurienne, tout en complétant une licence ès sciences à la Faculté catholique de Lyon, où il deviendra ensuite chargé de cours et, après l’obtention de son doctorat d’État à l’Université de Paris, maître de conférences.

Au Canada lors de ses travaux de doctorat sur les esturgeons, il accepte un poste de professeur invité à l’Université de Montréal en 1964 et il devient l’année suivante professeur régulier.

Jusqu’à sa retraite en 1987, il poursuit sa carrière à l’Université de Montréal, mettant sur pied une équipe de recherche en écologie aquatique, et assurant la formation de nombreux étudiants dans tous les domaines de la limnologie. De 1972 à 1978, il est le responsable du Laboratoire d’écologie de la Société d’énergie de la Baie-James et publie d’importantes synthèses sur la limnologie de la Radissonie.

À l’Université au moment où la Station de biologie se développe, Etienne-Magnin y dirige de nombreuses thèses et recherches sur les sujets les plus divers, depuis les poissons, les amphibiens, et les invertébrés jusqu’aux algues et aux plantes aquatiques. Il résulte de ce travail de pionnier que la faune et la flore des lacs et des ruisseaux de la Station de biologie sont parmi les mieux connues en Amérique du Nord.

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Adrien Robert (1906-1964)

Photo d’Adrian Robert

Né en 1906 à l’Ange-Gardien-de-Rouville, un village rural près de Saint-Hyacinthe, Adrien Robert est entré au juvénat des Clercs de Saint-Viateur dès l’âge de 15 ans. À 18 ans, il est rattaché à l’Institut des sourds-muets et y travaille pendant 12 ans, tout en poursuivant ses études à temps partiel.

En 1925, il fait la connaissance du Frère Joseph-Ouellet, qui l’initiera à l’entomologie. Dès 1932, le Frère Robert se considère un entomologiste et poursuit, dans ses temps libres, une licence en sciences naturelles à l'Université de Montréal, diplôme qu'il obtient en 1946. Il poursuit par la suite ses études en vue du doctorat qu’il obtiendra en 1953 à l’âge de 47 ans pour une thèse sur le rôle des coléoptères dans la transmission de la maladie hollandaise de l’orme réalisée sous la direction de M. Lionel Daviault.

Associé à l’Université de Montréal comme chargé d’enseignement en 1946, il devient professeur assistant en 1951, agrégé en 1954, mais ne sera nommé professeur titulaire que sur son lit de mort en 1964.

Collectionneur infatigable, taxonomiste de premier ordre, naturaliste passionné, il a été une des grandes figures de l’entomologie au Québec, connu surtout pour ses travaux sur les coléoptères et les odonates. Il a mis en place l’une des plus riches collections d’insectes du Québec, qui forme le noyau de la collection Ouellet-Robert de l’Université de Montréal.

Il aura été le tout premier directeur au printemps 1963. Il ne pourra malheureusement y travailler qu’un seul été.

Pour en savoir plus sur Adrien Robert, visualiser ce document PDF.

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Jules Brunel (1905-1986)

Né à Montréal le 12 avril 1905, Jules Brunel fait des études secondaires (1916-1920) au Collège de Longueuil chez les Frères des Écoles chrétiennes. Son professeur principal est le frère Marie-Victorin, qui l’initie très tôt à la botanique.

En 1920, il accepte l’invitation du frère Marie-Victorin à le suivre comme assistant au Laboratoire de Botanique de l’Université de Montréal, fondé par le frère l’année précédente. L’Université de Montréal lui décerne un baccalauréat ès arts en 1925 et, en 1930, la licence ès sciences naturelles. Il participe à la rédaction, l’édition et la production de La Flore Laurentienne du frère Marie-Victorin paru en 1935. Jules Brunel est nommé professeur titulaire en 1943 et directeur de l’Institut botanique de 1944 à 1955.

Il a participé à la fondation de la Phycological Society of America, dont il devint le président en 1949. La seconde partie de sa carrière, il la consacre à l’inventaire systématique des algues unicellulaires du Québec, œuvre qu’il n’a pu achever avant sa mort, mais dont une grande partie fut effectuée à la Station de biologie des Laurentides. En 1962, il publie Le phytoplancton de la Baie des Chaleurs qui lui mérita le premier prix scientifique du Québec.

Par son enseignement, par plusieurs travaux de vulgarisation (C.J.N., Radio-Collège), par ses nombreuses communications aux congrès de l’ACFAS et aux journaux, par son implication active dans la Société canadienne d’Histoire naturelle, Jules Brunel a exercé un rayonnement certain et son œuvre s’inscrit dans la phase pionnière du développement des sciences au Québec français.

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Paul Pirlot (1920-1990)

Photo de Paul Pirlot

Né à Mettet en Belgique en 1920, le professeur Pirlot fit ses études dans son pays natal, à Louvain et à Bruxelles. Détenteur d’une licence en philosophie, en lettre et en zoologie, Londres lui décerna un Ph.D. en 1949. Sitôt le Ph.D. obtenu, il partit pour le Congo belge (aujourd’hui République du Zaïre), où il poursuivit des recherches sur la faune de l’Afrique centrale à l’Institut pour la Recherche Scientifique en Afrique Centrale (IRSAC). Il immigre au Québec avec toute sa famille en 1958 où il entre en qualité de professeur adjoint de zoologie au Département de sciences biologiques de l’Université de Montréal. Devenu professeur titulaire en 1963, il concentre ses recherches sur l’organisation quantitative du cerveau en relation avec le comportement. Il voyage autour du monde et effectue des recherches avec plusieurs chercheurs étrangers. Paul Pirlot est également très actif au sein de plusieurs mouvements et associations professionnelles. Président en 1965 de la Canadian Society of Zoologists, c’est à cette époque qu’il s’implique dans la fondation de la Station de biologie de l’Université de Montréal. Il est membre de l’Association des écrivains de langue française, de la Society for the study of Evolution, le New-York Academy of Sciences et de la National Geographic Society. Enfin, il collabore comme scientifique et animateur à l’émission Connaissance d’aujourd’hui, diffusée à Radio-Canada de 1966 à 1968 et de 1970 à 1973.

Retraité en 1985, il reçoit l’éméritat en 1986. Cette même année, l’Association des biologistes du Québec le nomme membre émérite en regard de son apport important aux sciences biologiques. En 1992, sa mémoire a été gardée par l’Université de Montréal quand un pavillon de la Station de biologie des Laurentides a été nommé en son nom lors d’une célébration entourant le 30e anniversaire de fondation de la Station de biologie. Auteur du très utilisé précis d’anatomie « Morphologie évolutive des chordés » publié en 1969, il donna des cours de zoologie jusqu’en décembre 1984. Il poursuivait toujours très activement ses recherches jusqu’au moment de son décès; Paul Pirlot était à préparer sa demande de subvention au CRSNG pour l’année 1991.

- Tiré de la division des archives de l’Université de Montréal.

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Page mise à jour le 8-sep-11

 

Station de biologie des Laurentides - Département de sciences biologiques - FAS / Université de Montréal