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Université de Montréal  Station de biologie des Laurentides
 

Historique du territoire avant la fondation de la Station de biologie des Laurentides

« Au cours du dernier siècle, le territoire a été soumis à une exploitation forestière; des signes de coupe sont présents à certains endroits sur le territoire. Le territoire, étant composé majoritairement de collines et d’escarpements rocheux, n’est pas propice à l’agriculture. Aucun signe d’exploitation agricole n’est présent sur le territoire de la Station, comme des clôtures de pierres provenant de l’épierrage des champs ou toutes autres structures de bâtiments. Selon des recherches menées auprès des familles originaires de la région, la plupart des propriétaires vivaient de l’agriculture et de l’élevage sur les terres moins accidentées au pourtour du territoire et possédaient des terres à bois qu’ils exploitaient pour leurs besoins en chauffage ainsi que pour la vente des produits forestiers. D’après les livres de renvois des bureaux d’enregistrement de St-Jérôme et Ste-Julienne, en 1887, la majeure partie (71 %) des lots qui sont aujourd’hui la SBL appartenaient à la Couronne, soit le gouvernement du Québec. Les autres lots appartenaient à des particuliers qui les ont vendus au cours du 20e siècle ou les ont perdus pour non-paiement de taxes.

Le territoire a été perturbé par des feux de plus ou moins grande amplitude. À plusieurs endroits, on observe des souches brûlées, parfois de 2 mètres de haut, et des charbons mélangés à la litière. La datation des feux n’est pas chose facile, surtout lorsque le feu est de grande intensité, tuant tous les arbres, ce qui empêche toute datation par les cicatrices de feux (Archambault et Bergeron 1992). Selon l’âge des peuplements d’espèces pionnières carottées, comme le bouleau blanc et le peuplier à grandes dents, certaines perturbations semblent prendre origine au début du siècle, d’autres plus vers les années 1920. Contrairement à la forêt boréale, les forêts feuillues et mixtes ne sont pas régies par des cycles de feux. Les coupes, sur le territoire, ont laissé beaucoup de matière ligneuse sèche au sol, car le bois était sorti par les chevaux, les branches étant laissées sur place. Il est fort probable que cette matière hautement inflammable a permis au feu de se propager à plus grande échelle sur les flancs de montagne de la SBL. L’année 1923 serait probablement l’année du feu de la SBL, car cette année fut très sèche et de grands feux ont perturbé l’ensemble du Québec, principalement dans le bassin du St-Maurice et de la Rivière Rouge (Lortie 1979). »

- Tiré du mémoire de maîtrise : Savage, Caroline. 2001. Recolonisation forestière dans les Basses Laurentides au sud du domaine climacique de l’érablière à bouleau jaune (UdeM, biologie, Bernard-Bouchard).

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Page mise à jour le 30-mar-11

 

Station de biologie des Laurentides - Département de sciences biologiques - FAS / Université de Montréal